Samedi 2 février 2008
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22:54
Et l'affaire du vaccin contre l'hépatite B refait surface !
Voilà plus de 10 ans que des malades souffrant de sclérose en plaques accusent le vaccin contre l'hépatite B d'avoir provoqué leur maladie.
Succession de points marqués par les uns et les autres et, dernier rebondissement, les labos fabricants du vaccin sont mis en examen.
Qu'en penser sans à-priori ?
A-t'on découvert la preuve, un lien entre le vaccin et la maladie ? Non.
Pour comprendre une telle relation, il faudrait savoir comment la maladie se déclenche.
Nous en serions très heureux, ce serait un grand progrès, porteur de succès thérapeutiques certains. Mais, pour l'instant, nous sommes encore au stade des hypothèses, de plus en plus cohérentes
mais des hypothèses, rien de plus.
Se fonder sur des probabilités pour étayer une accusation ... il faut que le rapport bénéfice/risques soit indiscutable.
Si, faute de certitudes, il faut se fonder sur le principe de précaution, nous avons d'un côté une maladie gravissime du foie, organe vital ; de l'autre, l'hypothèse non démontrée d'une
affection neurologique invalidante. Est-il stupide de craindre moins le risque de la sclérose en plaques que celui de la destruction du foie ?
La sclérose en plaques atteint de plus en plus de personnes, vaccinées ou non. Pourquoi faudrait-il incriminer particulièrement un vaccin alors que les malades ont forcément été en contact avec
une foule d'autres agents ?
Les labos pharmaceutiques ne sont pas des entreprises de bienfaisance, il n'est pas question de les innocenter à priori. On peut même leur reprocher bien des travers dont l'absence d'intérêt pour
les malades non rentables n'est pas le moindre. Mais Il ne faudrait pas que l'opinion se déchaine contre eux en oubliant d'autres facteurs de risque dont on néglige généralement de nous
parler.
Quand on cessera de macérer dans des insecticides qui sont des neurotoxiques, en oubliant que les insectes sont plus résistants que les mammifères, dont nous sommes, on pourra incriminer
d'autres produits.
A moins de faire le ménage partout, il reste l'impession insistante qu'on se fait berner.
Ce n'est pas la seule occasion mais ça ne fait jamais plaisir.
Par Jacqueline Simon Tipanda
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Mercredi 19 mars 2008
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23:10
Une malade trouvait infernale sa vie de douleurs et demandait qu'un médecin l'aidât à mourir.
Depuis quelques jours, impossible d'ouvrir un journal, la radio ou la télé sans subir la relation circonstanciée de son malheur.
Tout cela est très gênant.
La pauvre malade était moins l'objet d'un acharnement thérapeutique que d'un acharnement médiatique, à se demander le prix que les médias avaient payé, et à qui, pour recevoir et transmettre
une information aussi délibérément impudique. Serait-ce une variante de l'assurance-vie que des parents constituent pour leurs héritiers ?
Après avoir (comment y échapper ?) entendu les plaintes et la demande de la malade, une autre gène s'impose au témoin-spectateur.
On est en face d'une personne qui souffre mais qui se déplace normalement dans son appartement, manipule des objets. Elle tient des propos cohérents, réfléchis ; son intelligence est normale.
Alors pourquoi ne pas en finir toute seule ? Elle avait encore assez de moyens physiques pour se suicider.
On a beaucoup de mal à la suivre. Elle s'apprêtait à impliquer dans son projet un médecin qui aurait chargé sa conscience d'un acte qui n'est pas anodin.
La maladie rend égoïste, certes, mais au point de faire porter à un autre le poids de son malheur, là, non.
Le malade a droit, comme tout le monde, à la liberté mais elle s'arrête, comme celle de tout le monde, où commencent la liberté et l'humanité des autres.
Cette malade vient de mourir. C'est triste, comme toutes les morts.
Il reste à souhaiter que ce décès arrête le cirque indécent auquel nous étions conviés.
Par Jacqueline Simon Tipanda
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Lundi 24 mars 2008
1
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23:48
Aïe, aïe, je sens déjà les volées de bois vert qui vont me tomber dessus.
Tant pis, j'en ai assez du nivellement de la pensée, comme si toutes les opinions se valaient.
Sur internet, on est plus souvent qu'il ne faudrait, confronté à des affirmations, de stupides à regrettables, qui me mettent en colère.
Sur les "forums" de malades, c'est incroyable ce qu'on peut lire comme ramassis de contre-vérités. Et si ce n'était que stupide, mais c'est possiblement dangereux pour les têtes
crédules.
Une personne se dit guérie de la sclérose en plaques par un travail sur elle-même parce que toutes les ressources sont en nous, dans une tonalité dont on hésite à déterminer si on nage
dans une vulgate sectaire ou de la psychanalyse mal digérée.
Si on a du temps à perdre, on peut en rire.
Mais la personne en rajoute, "les remèdes ne sont que des pis-aller", en affirmant tenir ce jugement de son neuro qui l'encourage dans sa démarche.
Alors là, ça sent très mauvais. Quand on commence à se recommander de prétendues cautions scientifiques pour appuyer un jugement, en général c'est avec le projet de détourner les malades de
la médecine pour les emmener où ils n'ont pas forcément envie d'aller : gourou, secte guérisseuse, groupe charismatique, ou charlatans qui en veulent à votre argent autant qu'à votre
esprit.
Ce n'est pas seulement idiot, c'est dangereux.
Comment neutraliser ce type de discours dans l'anonymat d'internet ?
Difficile, il se trouvera toujours du monde assez désorienté pour tendre une oreille bienveillante à des propos inconsistants mais porteurs d'espoir.
Les réfuter systématiquement chaque fois qu'on en voit passer ? - Pas très performant, il faudrait y passer un temps considérable et on ne pourra en attraper qu'une infime partie.
En fin de compte, on baisse les bras, on se dit :"A quoi bon jouer les Don Quichotte et se battre contre des moulins à vent ? "
Personne ne m'a investie du rôle de redresseur de torts, mais on ne se refait pas.
Je crois que toute ma vie passera à chercher seule la solution de problèmes insolubles, à moins que quelqu'un puisse et veuille chasser les moulins avec moi ; plus on est de fous
...
Par jacqueline Simon Tipanda
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Mercredi 26 mars 2008
3
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/2008
10:23
Parmi les fables les plus colportées par les tenants d'une "autre médecine" ( en fait : le retour aux médecins de Molière et aux saints guérisseurs, en attendant les chamans et les
sorcières), revient régulièrement une interprétation, à mon avis, abusive des travaux déjà anciens du Dr Catherine Kousmine. Pour mémoire, C. Kousmine est l'inventeur de tout un système
diététique destiné à procurer aux gens une meilleure santé.
Il y a maintenant une trentaine d'années, j'ai eu l'occasion de m'y intéresser dans le cadre d'une formation en ce que nous appelions à l'époque "hygiène alimentaire" et que l'usage
actuel préfère appeler "diététique". Depuis ce temps-là, j'ai dormi ; donc, craignant d'avoir oublié, j'ai repris mes archives pour réactiver mes connaissances.
Désolée, mais je ne vois pas ce qui pourrait faire du régime Kousmine un traitement de la SEP.
Il s'agit de conseils diététiques souvent très judicieux. Elle a mis le doigt sur les dangers de l'excès des produits animaux dans l'alimentation. Aujourd'hui, c'est un lieu commun mais,
dans un temps qui n'était pas encore très éloigné des grandes pénuries dues à la guerre, les consommateurs euphoriques découvraient les charmes vicieux de la pléthore. Le régime Kousmine a remis
les choses en place, c'est le charme des produits bruts, des céréales complètes et des huiles vierges.
Les recettes préconisées pour apprêter ces denrées sont bien loin de la gastronomie ; en général, on abandonne rapidement car on trouve cette cuisine inmangeable mais on peut améliorer ça en
gardant les mêmes principes et en faisant un effort de créativité culinaire.
Le plus étonnant reste le paquet de croyances qui se sont agrégées autour de ce régime alimentaire.
C'est un code diététique, rien de plus. On peut certainement en tirer profit pour entretenir sa santé si elle est bonne au départ. On est dans le domaine de la prévention, avant
la maladie.
Lorsque la maladie est installée, que vous consommiez de l'épautre complet arrosé d'huile vierge de colza ne vous ramènera jamais en arrière.
Pour réparer les dégats existants, ne perdons pas notre temps dans des divagations poétiques.
Rien n'est parfait. Pourquoi les médecins échapperaient-ils à la règle ?
Mais ils sont les seuls à nous apporter des projets d'avenir et des propositions réalistes.
Conservons les vieux grimoires à leur place : dans les archives.
Par Jacqueline Simon Tipanda
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Vendredi 18 avril 2008
5
18
/04
/2008
09:43
Il faut rendre justice aux athlètes.
Même si leurs mollets sont plus entrainés que leur cerveau, ils savent lire.
Ils sont allés rechercher dans la charte olympique un slogan qu'ils espéraient porter en badge : "pour un monde meilleur". Tout fiers de leur trouvaille, ils étaient certains de
rassembler les bonnes volontés.
Ils avaient résolu de montrer aux vilains Chinois qu'il fallait être gentil avec tout le monde ; leur potion à l'eau tiède n'avait rien de subversif.
C'était compter sans le CIO.
Silence dans les rangs, ceux qui se marrent seront privés de jeux ! ... ça vaudrait le coup de les prendre au mot.
Perdez vos illusions; la chance de gagner une médaille en chocolat tous les 4 ans, c'est quand même plus important que les Droits de l'Homme et autres billevesées.
Ils vont aller en rang à la soupe, comme prévu.
Ils ne font jamais que suivre la voie du père fondateur, Pierre de Coubertin.
C'était un aristo raciste, colonialiste et misogyne. Il était dans les meilleurs termes avec Hitler et admirateur de l'organisation des Jeux de 1936.
C'était, pour son époque, un as de la communication ; il a donc réussi à faire passer son inféodation aux puissants et sa condescendance vis à vis du commun des mortels pour la neutralité de
l'esprit olympique.
Las ! Il n'a pas évité une grosse tache sur son image de marque, lorsqu'Hitler a entrepris des grandes manoeuvres auprès du comité Nobel pour lui faire décerner le Nobel de la
paix. Heureusement, le jury n'a pas cédé aux pressions. Coubertin est mort l'année suivante sans avoir reçu le trophée. Bien fait !
Mais son esprit lui a survécu : c'est l'art de faire croire que tous les problèmes du monde s'arrêtent à la porte des vestiaires.
Pourtant la misère et les guerres seront les mêmes après les Jeux qu'avant.
Les athlètes n'auront eu qu'une fonction : pour un temps, détourner les foules de la réalité dans l'intérêt des exploiteurs et des dictateurs.
Pouvions nous réellement attendre autre chose de l'organisateur de spectacles appelé CIO ?
Si l'histoire ne se répète pas, elle bégaie. Nous n'aurons peut-être plus "panem" mais il nous restera "circenses".
Par Jacqueline Simon Tipanda
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