humeur

Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 11:21

Est-il juste que Bertrand Cantat soit réduit au silence ?
"En réduisant publiquement l'artiste à son méfait, en décidant que Cantat n'est et ne sera jamais rien d'autre que la mort de Marie Trintignant, la double peine de cet 'élargi' confine à une mise au pilori, qui finit par devenir l'instrument d'une dictature de l'émotion, celle des victimes", juge Marie Dosé, avocate à la Cour.

   Ce commentaire a le mérite de l'originalité dans le concert d'indignation (le terme est décidément à la mode) qui poursuit Bertrand Cantat.
   Le public cannibale a trouvé un morceau de choix à se mettre sous la dent : un scandale dans le monde du spectacle avec son lot de confusion entre personnes et personnages.
   Si vous en doutiez, Marie Trintignant n'était pas la courageuse héroïne de "Victoire ou la douleur des femmes". Le public adore confondre ; si la victime s'était rendue célèbre en interprétant des méchantes, elle n'aurait pas suscité autant de passion en sa faveur. Ce qui n'est après tout qu'un triste fait divers devient emblématique des marottes du moment.
 Il est probable que, si Marie Trintignant avait été tuée dans les années 80, l'attention se serait concentrée sur les méfaits de l'alcool et de la drogue. Vingt ans après, les passions du public ont changé, les violences faites aux femmes ont pris le dessus. La peur est entretenue par les médias et utilisée par les populistes au gré des passions changeantes. Il ne fait pas bon devenir un symbole de la grande phobie du moment.

     A quoi bon avoir aboli la peine de mort si c'est pour condamner à une mort civile ?
La prison définitive n'existe pas et elle ne peut pas exister, dans l'intérêt du condamné (dont la foule vengeresse se fiche éperdument) et dans l'intérêt de la société ; le prisonnier sans espoir de sortie devient une bête féroce, une menace pour tous. Il doit se projeter dans l'avenir, avoir la certitude de quitter la prison. Vieux principe de la carotte pour l'âne, il est même nécessaire qu'il puisse raccourcir sa peine par un bon comportement.
Quand la porte s'ouvre, on attend de lui qu'il se réinsère, qu'il retrouve une place dans la société, qu'il reprenne son métier, tout ce qui fait la vie d'un citoyen comme les autres. Il a payé sa dette à la société. Sa peine purgée, l'ancien prisonnier a droit à l'oubli.
    Pourtant, ces derniers temps, le vieux principe de la sanction suivie de réinsertion est fréquemment remis en cause.
Les statistiques peuvent bien démontrer le contraire, le public voit dans chaque prisonnier libéré un récidiviste en puissance. Il accepte et demande toujours plus de prisons, des peines toujours plus longues, une peine après la peine, absolument contraire à la notion de justice.


    La justice ... Elle court un grand risque, spécialement illustré par cette affaire surmédiatisée, le poids de la parole des familiers.
    Rappelons nous que la justice, depuis des temps immémoriaux, s'est imposée contre la vengeance, l'établissement de corps judiciaires professionnels permettant de dire le droit dans l'impartialité, loin des tenants d'un conflit.
C'est une construction patiente qui a mis du temps à s'établir, encore attaquée là où règnent la vendetta et les pseudo-justices privées.
    La France se dit état de droit mais sa justice est de plus en plus menacée par l'importance que certains voudraient rendre aux familles dans les affaires criminelles.

   Ce n'est pas aux parents des victimes de dicter aux juges la conduite à tenir.

   Que le public exprime sa compassion et son empathie aux parents blessés, quoi de plus souhaitable ?
Mais qu'il les accompagne et les pousse dans la fuite en avant de la vengeance, ce n'est plus de la justice, c'est du lynchage.
   Des siècles de civilisation pour en arriver là ... Et les promoteurs de ce retour en arrière sont les mêmes qui s'insurgent contre les crimes d'honneurs et autres usages tribaux en cours dans d'autres contrées.


    Comprenne qui pourra...

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 16:23

     Les temps sont durs, me direz-vous. Japon, Lybie, lepenisation ... pas de quoi rire.

     Pourtant, c'est le printemps ... qui devrait nous rendre optimistes.

      Surtout, c'est la fêtre juive de Pourim.

Ne comptez pas sur moi pour vous en expliquer le sens. Mes compétences ne vont pas jusque-là ; si quelqu'un est assez savant pour s'y coller, ce blog l'accueille volontiers.

Ce qui est bien connu, en tout cas, c'est que Pourim est une sorte de carnaval et le jour des blagues.

Alors, pour sortir de la mélancolie ambiante, ouvrons une page de festival des blagues.

A chacun de poser une pierre de l'édifice en racontant une bien bonne ; si c'est une histoire juive, mais pas antisémite () ce sera encore mieux.

 

Bien sûr, vous êtes chaudement encouragés à inviter des copains (et n'oubliez pas de vous inscrire à la newsletter du blog.)

Allons, je commence et attends vos histoires en rubrique "Commentaires".

 

Histoire de logique :

Des années de lycée, tout le monde se rappelle qu'un raisonnement se discute de la manière suivante :

Thèse -antithèse - synthèse.

Pour tout le monde sauf ... pour les intellectuels juifs. Pour eux, c'est thèse - antithèse - antithèse - antithèse   antithèse - antithèse - antithèse - antithèse - antithèse - antithèse  ...

 

 

A vous !

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 11:00

    Nous sommes lourdement écrasés par les nouvelles du Japon et de la Lybie. Difficile de penser à autre chose.

Alors, essayons de nous en extraire pour quelques minutes, le temps de retrouver d'autres situations généralement objet de désinformation.

       Un article de Gerard Fredj (Israël Infos) :

 
 
Mohamed Nabil Taha, 11 ans, est décédé sur le parking de l'hôpital dans lequel ses parents tentaient de le faire admettre pour une détresse respiratoire; l'admission lui a été refusée car ses parents n'étaient pas en mesure de payer les soins qui auraient pu lui sauver la vie, soit 1500 dollars.

Mohamed Nabil Taha est un enfant palestinien, et son décès s'est déroulé dans un hôpital libanais, l'hôpital de la ville de Sidon, au sud du Liban, pays où il est né.

Cette tragédie illustre la situation d'apartheid dont sont victimes les palestiniens dans les pays arabes dans lesquels ils vivent, un apartheid qui nie leur droit à l'éducation, à la santé, au travail.

Qu'elles n'auraient pas été les critiques –justifiées – si Mohamed s'était vu refuser des soins dans un hôpital israélien sous prétexte que sa famille ne pouvait pas en régler le coût.

Mais des dizaines de milliers de palestiniens sont soignés dans les établissements médicaux où hospitaliers israéliens, qu'ils aient les moyens de payer ou pas, et il n'est pas rare que des palestiniens demeurant dans les territoires administrés par l'autorité palestinienne et souffrant d'affections graves, arrivent aux urgences des hôpitaux d'Israël pour se faire soigner.

Non seulement ce n'est pas rare, mais ils étaient même 180 000 en 2010, des Territoires palestiniens mais également de Gaza à venir se faire soigner en Israël, bien que la plupart n'aient ni couverture médicale, ni les moyens de payer les soins - donc aux frais du contribuable israélien, sans que celui-ci n'y trouve à redire, car la vie ne se marchande pas.

Il y a deux semaines, le Hamas accusait l'autorité palestinienne de bloquer la livraison de médicaments permettant de soigner des maladies graves, notamment des cancers.
Certains de ces patients ont été admis dans les hôpitaux égyptiens ou israéliens.

La semaine dernière, un hôpital jordanien annonçait qu'il n'admettrait plus de malades palestiniens atteints du cancer, l'Autorité palestinienne ne payant pas les frais d'hospitalisation.

En Israël, certains terroristes, alors qu'ils avaient essayé de tuer des israéliens, ont bénéficié des soins les plus pointus dans les meilleurs hôpitaux du pays.

Il n'y aura pas de résolution du conseil de sécurité de l'ONU dénonçant l'apartheid dont sont victimes les palestiniens dans les pays arabes, mais cette semaine est la "semaine de l'apartheid israélien" décrétée aux quatre coins du monde par les organisations palestiniennes et leurs supporters

 

Toutes les vérités sont bonnes à dire, même celle-là.

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 23:41
La démocratie est comme un jeu de société. Pour y jouer, il faut en accepter les règles.
Elles sont réunies dans un texte fondamental nommé CONSTITUTION, une espèce de livre sacré à l'usage des laïcs.

Au sommet de l'édifice, comparable à l'Arche d'Alliance de la République, le préambule de la constitution : la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

"Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits"
Aucun discours n'a droit de cité s'il contrevient à l'héritage toujours vert des révolutionnaires de 1789.
Tous les représentants de l'Etat sont chargés de le faire respecter.
Au cas où les élus seraient déficients, il est prévu que tous les citoyens prennent la relève ; soigner Marianne est un devoir et un exercice salutaire pour tous les êtres humains.

Garder les droits que ses anciens lui ont légués est, pour le citoyen, la seule auto-défense obligatoire. 

Un phénomène étrange survient à intervalle régulier.

Un ramassis d'aigris ayant usurpé le nom glorieux et résistant de "Front National" ( FHaine pour les intimes) entre en éruption.   Des bulles éclatent, avec quelques variantes en fonction du public et des circonstances ; elles vomissent des flots de haine contre des boucs-émissaires. Ce front dit-national est à l'honneur national ce que le nationalisme est au patriotisme : Le patriote aime son pays, le nationaliste déteste les étrangers ; le détail a son importance.

Son fondateur et chef suprême peut être content de lui. Il a fait mieux que ses modèles, Hitler et Mussolini, il a fondé une dynastie.

L'entreprise est passée aux mains de fi-fille ; elle a pris la suite du chef directement, sans passer par la régence promise au Bruno de Lyon.

A elle, l'entretien de la flamme.

L'héritière de la "Préférence Nationale" se prévoit une carrière longue. A la différence du père qui se contentait d'un rôle d'agitateur, elle aimerait bien goûter à l'exercice du pouvoir.

Elle sait qu'en arborant les oripeaux légués par le vieux clown pas drôle, elle verra se dresser contre elle le Front Républicain. Elle allège la tactique sans modifier la stratégie.

Le fond n'a pas changé mais son apparence et son langage sont rectifiés, ajustés au modèle "France très moyenne". Les skinheads et les plus voyants héritiers du pétainisme et de l'OAS sont priés de mettre la sourdine. Il n'est plus question de désespérer Billancourt ; aujourd'hui, il est bon de se mettre au niveau de  Madame Michu et du Beauf.

Et ce discours, taillé pour recruter chez les pauvres, a l'air de fonctionner ... auprès des riches et de leurs amis. Quand le FN parle de laisser les migrants dans les eaux internationales, une députée de l'Union pour une Minorité de Privilégiés dit qu'on devrait les remettre sur des bateaux. Cherchez la différence.

L'héritière peut caresser un rêve, celui de casser le Front Républicain. S'il se formait un 21 avril inversé, Gauche/ Extrême-droite, il n'est pas du tout certain de voir les électeurs de la Droite soit-disant républicaine voter pour un candidat de Gauche. Marianne a toutes les chances d'être expulsée et de finir SDF.

Il est grand temps que les démocrates se ressaisissent, qu'ils rompent avec la démagogie, parlent vrai et mettent en avant de solides valeurs républicaines.

Relisant ces quelques lignes, une évidence saute aux yeux : le prénom de Mme FHaine n'y figure jamais. C'est que la "Préférence Nationale" est une véritable injure à la proverbiale solidarité des gens de mer.

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 15:56

L’Afghanistan a été déclaré par les Nations Unies comme le pire pays au monde pour une femme.

 

Il en est qui vont être vexés ! Ils concouraient pour la première place.

On peut dresser une liste :

La Chine et l'Inde.

Pour une fois, ils sont d'accord sur le dos des filles. Quand on est moderne et urbain, on fait des échographies pour éliminer les foetus féminins. Quand on est rural et archaïque, un coup sur la tête à la naissance et la question est résolue.

L'Afrique subsaharienne et orientale.

On y cultive le vieil adage selon lequel  "Une femme honnête n'a pas de plaisir", et comme le diable habite le clitoris des petites cochonnes, on adopte une solution radicale : l'excision. Les femmes n'ont le droit de vivre que dans le malheur et la peine.

Tous les pays de misère.

Il faut choisir qui aura le droit de manger. Comme chez les lions, les hommes qui ne se ruinent pas la santé au travail sont servis en premier. Les femmes et les enfants passeront après, s'il y a des restes et c'est peu probable.

Les zones de guerre, sous tous les climats.

Pour un con-battant, comment se faire plaisir tout en humiliant l'ennemi ?  Violer tout ce qui peut l'être. C'est fou ce que l'imagination des hommes peut trouver à introduire dans un corps étranger !

A ces victimes, la double peine des brutalités et de l'opprobre. Elles survivront peut-être (dans quel état ?) mais comme des marchandises dévalorisées. Les garnements dont on a cassé le jouet ne s'y intéressent plus.

Les pays, trop nombreux, où l'éducation s'achète.

Si tous les enfants ne peuvent être scolarisés, combien pariez-vous que les garçons auront la priorité ?

Dans ces régions, bien souvent, il n'existe pas de système de retraite, les parents se désignent un "bâton de vieillesse" : une fille qui ne se mariera pas, consacrera sa vie à soigner les anciens sans que personne ait le moindre souci de ce qu'elle-même deviendra.

Bref, le malheur des femmes est une denrée fort répandue... mais elle contient en elle-même sa vengeance.

Au nombre des corvées qui incombent aux femmes, figure l'éducation des enfants.

Les hommes seront ce que les mères en feront. 

Continuez à écraser les femmes ; tant pis pour vos fils.

Des sous-femmes font des sous-hommes.

Il serait grand temps qu'un égoïsme bien compris  amène les hommes à promouvoir les femmes.


Par Tipanda - Publié dans : humeur
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